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Les textes de Claude

Depuis quelques jours, c'est terminé. Nous n'échangeons plus de vœux pour la nouvelle année. Nous pouvons donc effacer les nombreux messages partagés sur ce thème. Pourtant, l'un d'entre eux, reçu fin décembre 2023, me semble suffisamment dense pour être présenté une dernière fois :


Chers amis bridgeur

J'envoie mes vœux à une date où Orange n'est pas encore saturé.

2023 ... une année à oublier.

Que peut-on souhaiter pour 2024 ? Une bonne santé, le bien le plus précieux !

Bien sûr la paix dans le monde; mais cela dépasse le cadre de l'optimisme le plus béat, et est à ranger dans le domaine de l'utopie !

Alors commençons par souhaiter que nous accordions à tous nos semblables, la même bienveillance et la même écoute que celle que nous attendons d'eux.

Retrouver les vraies valeurs des mots amour, tendresse, fraternité.

Donner aux métiers les plus importants : enseignement , santé, recherche, justice etc.. les moyens nécessaires pour mener à bien leur mission,

et, pourquoi pas, permettre au monde scientifique de sauver la planète.

Il me semble que c'est déjà bien,

et le plus personnel : soyez heureux !

Claude


C'est bien sûr Claude Lafonta qui après nous avoir beaucoup donné avec ses cours, nous étonne par ses talents d'auteur. Pour celles et ceux qui n'étaient pas présents le 7 décembre pendant la fête du Club, voici les textes qu'il nous a présentés.


Le printemps 2024


On a beau le dire, mais quand vient le printemps,

C’est pour les amoureux une très belle chose,

Dans la plupart des parcs, il y poussent des roses

Nous voyons les pommiers qui s’habillent de blanc.


Mais ce printemps là, comme c’est dommage,

Il a beau revenir, avec tous ses atours,

La terr’ qui le nourrit, subit tell’ment d’outrages

Qu’elle a de plus en plus, l’idée d’faire un détour !


L’annonce de catastrophes, tous les jours m’exaspèrent

Cyclones, inondations et tremblement de terre ;

A forc’ y a une chose qui pourrait se produire,

C’est que notre printemps ne pense qu’à s’enfuir !


On peut dans des usines, fabriquer plein de bombes

Ou bien c’est un peu mieux, fair’ des médicaments ;

A quoi ça peut servir, si avant notre tombe,

Nous n’aurons plus jamais, connu de vrais printemps.


Cela m’ennuie un peu de jouer au vieux prophète,

Mais rappelez vous bien, de ce que je vous dis,

Si ce joli printemps, voit qu’il vous embête,

De ne jamais r’venir, il peut avoir l’envie !


Messieurs qu’on nomme grands, qui partagez la terre,

Pensez un peu à nous, humbles petits vivants,

Réfléchissez qu’au fond, nous vous sommes nécessaires

Car c’est bien grâce à nous, qu’il revient ce printemps


Vous qui ne voyagez, que dans l’indifférence

Vous serez bientôt pir’ que d’affreux morts vivants :

Pour sûr que vous avez, pour toujours l’opulence

Seulement vous n’aurez , plus jamais de printemps


Il y aura toujours, des feuilles sur les branches

des fleurs magnifiques et des soirées de mai,

des pervenches bleutées , des marguerites blanches,

Mais votre cœur fermé ,… n’en n’ humera jamais


Vous devriez penser que dans ce triste monde

Si le printemps fleurit avec pein’ chaque année

Ce n’est pas pour vous , qui fabriquez les bombes

Mais pour ceux-là , hélas, qui les prenn’t sur le nez


Il revient tristement, en se disant qu’en somme,

Anti-guerre convaincu ; responsable de rien ;

Fait d’amour, non de hain’, il nous aim’ comm’ nous sommes

Et c’est vraiment pour nous,.. les tout petits qu’il vient


Aussi n’oubliez pas, messieurs les intouchables

Quand le soleil couchant, se mir’ sur vot’ bateau

Ou voyage avec vous dans l’avion vers le sable

De l’île paradisiaque choisie pour avoir chaud ;

De penser qu’il est temps de faire taire les armes ;

Et de donner au monde, de quoi sécher les larmes !

    

Et alors …..et alors….

Revoilà le printemps, les feuilles qui repoussent ;

Bonjour monsieur printemps, asseyez vous donc là !

Et dans une fraîche, mais bonne odeur de mousse

Le printemps vous dira, d’une belle voix douce

J’aime la paix sur terre , c’est elle qui m’envoie


La complainte du solitaire à sa voisine


De ma cuisine à ma voisine

Il est un mur si peu épais

Que quand ma voisine cuisine

C’est moi qui mang’ le cassoulet


Quand ma voisine chante, chante

Et pousse des doux triolets ,

La cloison transmet, frémissante

Je deviens benjamin Violay


Quand ma voisine rêve, rêve

Tout est calme, un doux émoi ;

Et pendant ces minutes brèves

Je suis sûr qu’elle rêve de moi


Quand ma voisine berce, berce

Son petit bébé qui pleurait

Sa voix devient une caresse,

Qui m’est destinée je le sais


Quand ma voisine s’habille le soir

pour voir un film au cinéma

J’ai pas le temps de dire « bonsoir »

Je deviens Lino Ventura


Quand ma voisine le jour se lève

C’est un matin d’ plus où je peux

De nouveau ne penser qu’à Elle

Je l’sens : bientôt nous serons deux


J’ai frappé à sa porte un matin

Un très grand dadais m’a ouvert

Je sus de suite qu’c’était la fin

On n’ change pas son univers


Moralité :

Si vous êtes trop près du voisin

Allez donc chez Leroy merlin

(ce qu’il faut faire pour vivre de sa plume !)

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